FAQ

  • Où est ce que je peux trouver les VL des fonds marocains ?

    Les VL et performances des OPCVM marocains peuvent être consultés sur le site de l’ASFIM www.asfim.ma  (éventuellement le quotidien l’économiste).

  • Pourquoi intervient-on à une minute avant la clôture du marché pour faire baisser l'action à moins de 6% ?

    La formation des prix sur le marché central de la Bourse de Casablanca dépend de l’offre et de la demande sur la base des règles prévues par l’algorithme de cotation. Pour plus d’information sur le fonctionnement du marché boursier veuillez consulter l’espace épargnants http://www.cdvm.gov.ma/espace-epargnants (plus précisément la rubrique investissement).

  • Quelle est la différence entre l'acquisition d'un titre émis par un OPCVM et l'acquisition d'un titre coté en bourse ?

    L'acquisition (et la vente) d'un titre émis par une société cotée en bourse se fait exclusivement à travers le marché boursier, tandis que l'acquisition d'un titre émis par un OPCVM se fait par le biais d'une souscription auprès de l'organisme commercialisateur. L'acquisition (et la vente) d'un titre émis par une société cotée en bourse fait l'objet d'une négociation, tandis que celle d'un titre émis par un OPCVM se fait à un prix non négociable et inconnu au moment de la souscription. Il est à préciser que le rachat d'un titre émis par un OPCVM se fait, à tout moment, sur simple demande du souscripteur et ce, suivant les mêmes modalités que celles qui ont prévalu au moment de la souscription. L'acquisition (et la vente) d'un titre émis par une société cotée en bourse implique, de la part de l'investisseur, que son choix se porte volontairement et en toute connaissance de cause vers une société donnée. Tandis qu'au niveau de l'investissement en OPCVM, le choix du souscripteur porte sur une orientation de placements, placements qui seront effectués par l'OPCVM en vue de constituer son portefeuille de titres. Enfin, l'investissement en OPCVM représente, en général, un risque inférieur pour l'investisseur, vu que le risque de l'OPCVM est dilué à travers la diversification de son portefeuille de titres.

  • Quel est le coût d'une souscription à des parts d'OPCVM ?

    Le prix d'acquisition de parts d'OPCVM est égal au nombre de parts multiplié par la prochaine valeur liquidative majorée de la commission de souscription. Cette commission de souscription, qui est souvent négociable, ne peut être supérieure à 3% de la valeur liquidative. En général, elle est destinée à rémunérer le service offert par le commercialisateur et à couvrir les frais de transactions nécessaires à l'OPCVM pour investir le montant de la souscription en titres.

  • Comment choisir de manière optimale la catégorie d'OPCVM dans laquelle je peux investir ?

    Les OPCVM sont des instruments d'épargne. Les premiers critères sont donc reliés à votre épargne : son montant, son poids dans vos finances, ses objectifs. Après ces trois critères "objectifs", il est nécessaire de prendre en considération un certain nombre de facteurs plutôt "subjectifs" : votre connaissance du domaine financier, votre degré d'aversion au risque, votre horizon de placement (relié aux objectifs). Enfin, les derniers critères devront prendre en considération l'état des différents marchés en question (actions et obligataire), les anticipations d'évolution de ces marchés et de l'économie en général, les performances passées des différentes catégories d'OPCVM existantes sur le marché marocain. Il faut garder à l¿esprit, qu'en règle générale, plus un OPCVM contient d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante. A partir de ces différents éléments et en étroite collaboration avec votre conseiller financier, vous pourrez choisir la ou les catégories d'OPCVM dans lesquelles vous comptez investir.

  • Existe-t-il des OPCVM sans risque ?

    Non, il n'y a pas d'OPCVM sans risque. Le portefeuille des OPCVM est constitué de valeurs mobilières (actions, obligations) et de liquidités : le risque lié à l'investissement en part d'OPCVM est donc celui du portefeuille de l'OPCVM en question. La classification des OPCVM a été créée en vue de renseigner sur les risques encourus lors d’un investissement en parts d'OPCVM. Il existe aujourd'hui quatre catégories d'OPCVM: OPCVM Actions, OPCVM Diversifiés, OPCVM Obligations et OPCVM Monétaires (par degré d'exposition au risque action décroissant). En règle générale, plus un OPCVM contient d'actions, plus le risque est élevé et plus l'espérance de gain est importante. Toutefois, un OPCVM peut être accompagné d'un contrat d'assurance permettant de faire supporter à l'assureur le risque d’une contre-performance, moyennant le paiement d’une prime.

  • Que faire avant de souscrire à des parts ou actions d'OPCVM ?

    Toutes les informations concernant un OPCVM sont contenues dans une note d'information visée par le CDVM et mise à la disposition des souscripteurs auprès des établissements qui reçoivent les souscriptions. Une fiche signalétique, comprenant un résumé de la note d'information est également mise à la disposition des souscripteurs. Il faut savoir qu'une souscription n'est pas réalisée au moment de la remise du bulletin de souscription dûment rempli, ni à la valeur liquidative affichée au même moment. Elle n’est effectuée qu'après le calcul de la prochaine valeur liquidative. Certains OPCVM prévoient que la souscription n'est effective qu'après réception des fonds (en cas de paiement par virement ou par chèque).

  • Quelle est la différence entre une Société d'Investissement à Capital Variable (SICAV) et un Fonds Commun de Placement (FCP) ?

    La SICAV est une société anonyme qui a pour objet exclusif la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières et de liquidités, dont les actions sont émises et rachetées à tout moment à la demande de tout souscripteur ou actionnaire, à un prix déterminé. Le FCP est, en revanche, une copropriété de valeurs mobilières et de liquidités qui ne peut s'autogérer elle-même. Elle est gérée par une société tierce appelée établissement de gestion. Le FCP n'a pas de personnalité morale. Ni les actions émises par les SICAV, ni les parts des FCP ne sont cotées en bourse. La principale différence pour l¿investisseur réside dans le fait qu'en tant qu'actionnaire de la SICAV, il participe à la vie de celle-ci par le biais des assemblées générales (approbation des comptes, fusion, scission, désignation des administrateurs), alors qu'en tant que porteur de parts d'un FCP, il ne participe à aucune décision concernant la co-propriété. Toutes les décisions sont du ressort de l'établissement de gestion.

  • Comment suivre la santé financière d'une société cotée dans laquelle j'ai investi ?

    Afin de répondre aux attentes des investisseurs en matière d'information, les sociétés faisant appel public à l'épargne sont tenues de publier dans un journal d'annonces légales, trente jours calendaires avant la réunion de l'assemblée générale des actionnaires, leurs états financiers relatifs à l'exercice écoulé en même temps que l'avis de convocation à ladite assemblée. A compter de cette convocation, ces sociétés doivent mettre à la disposition de leurs actionnaires, aux fins de consultation au siège social, certains documents, dont notamment, l'inventaire des éléments de l'actif et du passif, les états de synthèse, le projet d¿affectation des résultats, le rapport de gestion du conseil d'administration ou du directoire sur l'exercice écoulé et le rapport des commissaires aux comptes. Ces émetteurs sont tenus également de publier dans les vingt jours suivant la date de la tenue de ladite assemblée générale les états de synthèse accompagnés du résumé du rapport des commissaires aux comptes y afférents. En outre, les sociétés faisant appel public à l'épargne dont les titres sont cotés en bourse doivent publier dans un journal d'annonces légales, au plus tard, dans les trois mois qui suivent la clôture de chaque semestre de l'exercice, l'indication du montant du chiffre d'affaires comparé à celui du semestre précédent et à celui du semestre correspondant de l'exercice écoulé ainsi qu'une situation provisoire du bilan arrêté au terme du semestre écoulé. Ces documents doivent être accompagnés d’une attestation des commissaires aux comptes certifiant la sincérité desdits comptes. Les sociétés cotées sont également tenues de divulguer, par voie de communiqué de presse, dans un journal d'annonces légales aussitôt qu'elles en ont pris connaissance, tout fait intervenant dans leur situation commerciale, technique ou financière pouvant avoir un impact significatif sur les cours en bourse de leurs titres. Par ailleurs, l'investisseur a toujours la possibilité de recourir à un conseiller financier afin d'évaluer correctement la santé financière de l'émetteur.

  • Est-il vrai que, lorsque l'AMMC vise les notes d'information émises dans le cadre d'opérations d'appel public à l'épargne, il approuve lesdites opérations et atteste de la qualité de l'émetteur ?

    Non. Dans le cadre des opérations d'appel public à l'épargne, le rôle de l'AMMC est de contrôler que l'information qui sera diffusée par l'émetteur est complète, claire, cohérente et pertinente. Il s'assure également que les conseillers de l'émetteur, notamment les commissaires aux comptes, le conseiller financier et le conseiller juridique, ont exercé les diligences nécessaires pour s'assurer de la fiabilité de l'information diffusée. L'AMMC ne se prononce donc pas sur l'opportunité des opérations d'appel public à l'épargne ni sur la qualité de la situation des émetteurs. Le visa de l'AMMC ne constitue pas une garantie de la qualité du placement objet de la présente note d'information ni de la réussite de l'opération envisagée. Aussi, avant toute souscription, l'AMMC recommande vivement aux investisseurs de lire attentivement la note d'information mise gratuitement à leur disposition et de bien évaluer les risques liés à l'investissement qui leur est proposé. L'AMMC rappelle également aux investisseurs qu'un investissement en valeurs mobilières comporte des risques et que la valeur de l'investissement est susceptible d'évoluer à la hausse comme à la baisse sous l'influence de facteurs internes ou externes à l'émetteur.

  • Un investisseur peut-il déléguer la gestion de son portefeuille à une société de bourse ?

    Oui. En établissant un mandat de gestion avec une société de bourse, un investisseur a la possibilité de lui déléguer la gestion de son portefeuille. La circulaire du CDVM n° 06/00 précise les mentions minimales devant figurer dans la convention liant l¿investisseur à la société de bourse.

  • Quels sont les principaux délits boursiers ?

    Il y a trois principaux délits boursiers : le délit d'initié, la manipulation de cours, l'information fausse ou trompeuse. Le délit d'initié est l¿utilisation d'une information privilégiée, acquise dans le cadre professionnel, pour réaliser ou permettre sciemment de réaliser sur le marché, soit directement soit par personne interposée, une ou plusieurs opérations. Par information privilégiée, il faut entendre toute information relative à la marche technique, commerciale ou financière d'un émetteur ou aux perspectives d'évolution d’une valeur mobilière, encore inconnue du public et susceptible d'affecter la décision d'un investisseur. En ce qui concerne la manipulation de cours et l'information fausse ou trompeuse, il s'agit d'exercer volontairement une maneouvre ou répandre dans le public, par des voies et moyens quelconques, des informations fausses ou trompeuses sur les perspectives ou la situation d'un émetteur de titres ou sur les perspectives d'évolution d'une valeur mobilière, de nature à agir sur les cours ou, de manière générale, à entraver le fonctionnement des marchés.

  • Comment passer un ordre de bourse ?

    Pour passer un ordre de bourse, le client peut : - soit s'adresser directement à une société de bourse. Dans ce cas, le client doit avoir préalablement signé une convention d'intermédiation avec ladite société, qui fixe les droits et les obligations des deux parties. Les ordres de bourse peuvent être transmis par tous moyens à la convenance du client et de la société de bourse, notamment par lettre, téléphone ou télécopie. Les ordres transmis par téléphone sont enregistrés par la société de bourse. Les ordres reçus sont systématiquement horodatés par les sociétés de bourse, de sorte que leur exécution respecte l'ordre chronologique de leur arrivée. Dans le cas où le client s'adresse directement à une société de bourse et que cette dernière n'est pas dépositaire de ses titres et /ou espèces, ledit client doit transmettre ses instructions de règlement/livraison à son dépositaire (établissement qui conserve ses espèces et /ou ses titres), dans un délai convenu entre les parties. - soit s'adresser à sa banque dépositaire de ses titres et /ou ses espèces qui se chargera de transmettre avec diligence l'ordre à une société de bourse.

  • La signature d'une convention d'intermédiation avec une société de bourse présente-t-elle un intérêt pour l'investisseur?

    Oui. En fixant les droits et obligations de chacune des parties, la convention d'intermédiation réduit au maximum les risques de différends. La convention d'intermédiation contient toutes les obligations de la société de bourse à votre égard notamment en termes de reporting (avis de confirmation, journal trimestriel d'opérations'). De même, le barème des commissions qui vous seront facturées en rémunération des services rendus y est clairement précisé, ce qui vous protège contre toute mauvaise surprise.

  • Quelle est la procédure à suivre pour déposer une plainte auprès de l'AMMC?

    Toute plainte doit faire l'objet d'un écrit adressé au Président de l'AMMC. Cet écrit doit notamment contenir : - l'identité et les coordonnées du plaignant ; - une description détaillée des faits objet de la plainte. Il est recommandé de joindre tout document pouvant faciliter l'instruction du dossier.

  • Comment puis-je me procurer de plus amples informations sur le marché financier ?

    Le site du CDVM est riche en informations sur le marché financier, spécialement l'espace épargnants. Vous pouvez aussi poser vos questions sur le marché financier à travers le formulaire " Vous avez une question ? ".

  • Quels sont les principaux manquements qui peuvent être punis par l'AMMC?

    L'AMMC peut prendre des sanctions disciplinaires à l'encontre des opérateurs qui ne respectent pas certaines dispositions légales et réglementaires ayant trait particulièrement à des règles déontologiques et de pratiques professionnelles. Ainsi, l'AMMC peut adresser un avertissement ou un blâme à toute société de bourse qui n'horodate pas les ordres de la clientèle ou ne les transmet pas avec la diligence requise ou encore, qui applique à sa clientèle des commissions supérieures au taux légal. Le même principe est retenu à l'égard des OPCVM, des établissements de gestion et des établissements dépositaires pour les règles qui leur sont applicables. Par ailleurs, l'AMMC peut infliger des sanctions pécuniaires à l’encontre des opérateurs qui ne respectent pas certaines dispositions des circulaires, en application d’un barême prévu dans le Règlement Général de l'AMMC.

  • Que fait l'AMMC en termes de recherche de fraudes ?

    L'AMMC dispose d'une équipe qui s'occupe de la surveillance quotidienne des transactions boursières. La surveillance a accès à toutes les transactions de la bourse de Casablanca et dispose de logiciels performants pour la détection de délits boursiers. Un service des enquêtes conduit, au besoin, des enquêtes sur le terrain.